Cechapitre va tenter de mettre en lumiĂšre le mystĂšre de lâappel de Dieu. Il explique ce quâest lâappel de Dieu envers un croyant, et comment Dieu utilise lâappel dans son plan de construction pour lâĂ©glise. Si vous nâavez jamais encore entendu lâappel de Dieu pour votre vie, il vous aidera Ă le dĂ©couvrir. Si vous reçu votre
LeCoran appelle les gens Ă Ă©tudier divers Ă©vĂ©nements et Ă©lĂ©ments naturels qui tĂ©moignent clairement de lâexistence et de lâunicitĂ© de Dieu et de Ses attributs. Toutes ces choses qui tĂ©moignent de Son existence y sont appelĂ©es « signes », mot qui inclut le sens de « preuves irrĂ©futables », « savoir absolu » et « expression de la vĂ©ritĂ© ». Ainsi donc, les signes
LAppel de Dieu 3 Dieu Ă©tablit ce type de rapport avec lâancien IsraĂ«l quand Il dit : « Je marcherai au milieu de vous, je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple.» (LĂ©vitique 26:12)
ATELIEROFFERT : đ âŹïžâŹïžâŹïž TROUVE TA MISSION DE VIE âŹïžâŹïžâŹïžDans cette vidĂ©o, nous allons voir comment rĂ©pondre Ă
Ila dĂ©clarĂ© : « Car voici, je suis Dieu ; et je suis un Dieu de miracles 3 . ». Dans le Livre de Mormon, le prophĂšte Mormon demande : « Les miracles ont-ils cessĂ© parce que le Christ est montĂ© au ciel et sâest assis Ă la droite de Dieu 4 . » Il rĂ©pond : « Non ; et les anges nâont pas cessĂ© non plus de servir les enfants des
MIRACLES: DES SIGNES DE DIEU POUR NOTRE TEMPS. Au tout dĂ©but de sa â vie publique â, JĂ©sus accomplit son premier miracle aux noces de Cana, en changeant de lâeau en vin. Les Evangiles nous rapportent que le Christ va ensuite rĂ©aliser de nombreux miracles : guĂ©risons de malades, dĂ©livrances de personnes possĂ©dĂ©es, rĂ©surrections de
7 Notre vocation Ă lâintĂ©rieur du plan de Dieu â †đ. Aussi lorsque lâĂglise rĂ©flĂ©chit sur sa vocation, elle devrait toujours prendre garde aux signes que Dieu lui donne, et Ă la promesse accompagnant lâappel qui lui est adressĂ©. Car elle travaille sous les auspices du Dieu transcendant. La vocation de chaque membre de l
BWoi. LâAppel de Dieu â 2 TimothĂ©e 19; Romains 828, 29; HĂ©breux 118. Hamilton Smith. Traduit de Scripture Truth magazine, Volume 15, 1923, pages 248-252. Table des matiĂšres 1 - Le monde dâoĂč il a Ă©tĂ© appelĂ©. 2 - Le monde auquel nous sommes appelĂ©s 3 - Lâeffet actuel de lâappel sur le peuple de Dieu - Ătrangers et pĂšlerins sur la terre - TĂ©moins de Dieu sur la terre - Nouvelles bĂ©nĂ©dictions 4 - Conclusion LâĂcriture montre trĂšs clairement que ceux qui croient au Seigneur JĂ©sus-Christ sont Ă la fois sauvĂ©s » et appelĂ©s ». Nous lisons en 2 TimothĂ©e 19 Dieu qui nous a sauvĂ©s et nous a appelĂ©s dâun saint appel ». Mais si tout vrai croyant connait quelque chose de la bĂ©nĂ©diction du salut de Dieu, il y en a relativement peu qui entrent dans la joie de lâappel. HĂ©las, il est Ă craindre que pour beaucoup, lâappel » ne soit quâun terme rencontrĂ© occasionnellement dans lâĂcriture, sans grande signification prĂ©cise, et donc sans effet sur nos vies. Pourtant, rien nâa une influence aussi puissante sur les conceptions du chrĂ©tien, sur sa maniĂšre de vivre et sur le caractĂšre de ses associations, que la rĂ©alisation de lâappel de Dieu. Il faut se rappeler lâappel profondĂ©ment solennel adressĂ© au pĂ©cheur dans le rĂ©cit sur le jardin dâEden Et lâĂternel Dieu appela lâhomme, et lui dit OĂč es-tu ? » GenĂšse 39. CâĂ©tait un appel pour que le pĂ©cheur rende compte de son pĂ©chĂ©. Ensuite il y a lâappel important fait au serviteur, par exemple quand le Saint-Esprit dit Mettez-moi ⊠à part Barnabas et Saul, pour lâĆuvre Ă laquelle je les ai appelĂ©s » Actes 132. Ces deux appels ont leur place dans les voies de Dieu, mais nous ne faisons rĂ©fĂ©rence ici ni Ă lâappel du pĂ©cheur, ni Ă lâappel du serviteur, mais plutĂŽt Ă lâappel adressĂ© au saint. Ce grand appel est la part commune de tous les saints, aussi lents soient-ils pour y rĂ©pondre et pour entrer dans les bĂ©nĂ©dictions qui sây rapportent. Lâappel de Dieu est venu Ă nous dans lâĂ©vangile par lequel nous avons Ă©tĂ© sauvĂ©s 2 Tim. 19,10, mĂȘme si nous ne rĂ©alisons que faiblement, voire pas du tout, que Dieu nous a appelĂ©s. Naturellement notre premiĂšre prĂ©occupation a Ă©tĂ© le salut pour Ă©chapper au jugement de Dieu, et câest Ă juste titre que nos Ăąmes ont Ă©tĂ© remplies de reconnaissance pour ce grand salut. Mais nous nâavons guĂšre rĂ©alisĂ© que Dieu avait en vue quelque chose de beaucoup plus grand devant Lui que le salut de nos Ăąmes, quâIl avait un propos glorieux pour nous, et que câest en vue de lâaccomplissement de ce propos quâIl nous appelait. CâĂ©tait pourtant bien la rĂ©alitĂ© ; en effet, si le salut de Dieu a en vue notre dĂ©livrance du jugement, lâappel de Dieu a en vue lâaccomplissement du propos de Dieu. Câest ainsi quâil est parlĂ© en Romains 828, de ceux quâIl a appelĂ©s selon Son propos ». Quelle pensĂ©e sublime ! Dieu a un propos pour les Siens, un propos Ă©tabli avant la fondation du monde, et câest dans le but de lâaccomplir quâIl nous a appelĂ©s. Il nous a sauvĂ©s parce que nous avions besoin de salut. Il nous a appelĂ©s parce quâIl nous voulait. Câest ainsi le privilĂšge de tout croyant de dire Bien que Dieu soit si grand, et que je sois si petit, Dieu me veut ; et me voulant, Il mâa appelĂ© ». Pour comprendre la signification spirituelle de lâappel de Dieu, il est utile de considĂ©rer lâhistoire dâAbraham. Il a Ă©tĂ© le premier saint de lâAncien Testament Ă ĂȘtre appelĂ© de Dieu. Il y avait eu dâautres hommes de foi avant lui. Abel avait souffert pour la foi en Ă©tant dans le monde. Ănoch marcha par la foi Ă travers le monde. NoĂ© a Ă©tĂ© sauvĂ© par la foi hors dâun monde en ruine. Mais il a fallu attendre le temps dâAbraham pour entendre parler dâun saint appelĂ© hors du monde. Or le monde Ă©tait ĂągĂ© de 1800 ans quand Dieu appela un homme pour en sortir. RĂ©flĂ©chissons un peu, et nous verrons la raison de ce dĂ©lai. Jusquâaux jours dâAbraham, les choses nâĂ©taient pas mĂ»res pour lâappel de Dieu ; car si Dieu appelle un homme hors du monde, câest que le moment est arrivĂ© oĂč il est manifeste que le monde est condamnĂ©, et que Dieu en a fini avec lui. Dieu peut continuer avec lui pendant un certain temps, comme dâailleurs Il lâa fait pendant de longs siĂšcles ; et dans les voies de Dieu beaucoup de choses peuvent y ĂȘtre produites ; mais Ă partir du moment oĂč Dieu appelle un homme hors du monde, nous pouvons ĂȘtre certains que, non seulement le monde en a fini avec Dieu, mais que Dieu en a fini avec le monde en tant que tel. En outre, lâappel de Dieu signifie non seulement que Dieu en a fini avec ce monde mauvais, mais que le moment est venu pour Dieu de commencer Ă rĂ©vĂ©ler Ă la foi un grand secret, Ă savoir quâIl a un autre monde en vue, un monde oĂč tout est en accord avec Lui-mĂȘme. Ainsi lâappel dâAbraham a Ă©tĂ© un tout nouveau dĂ©part dans les voies de Dieu. Et le nouveau principe sur lequel Dieu a commencĂ© Ă agir il y a 4000 ans, est le principe sur lequel Dieu agit encore aujourdâhui, quoiquâavec la venue de Christ, Sa mort, et Sa sĂ©ance Ă la droite de Dieu, lâappel de Dieu a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© beaucoup plus complĂštement et nettement. Deux aspects de lâappel ressortent trĂšs nettement de lâhistoire dâAbraham. Nous lisons en HĂ©breux 118 Ă©tant appelé⊠pour sâen aller », par rĂ©fĂ©rence au monde quâil devait laisser derriĂšre lui. Ensuite, nous lisons Ă©tant appelĂ© pour sâen aller au lieu quâil devait recevoir pour hĂ©ritage ». Ce qui est en vue ici, câest le nouveau monde dans lequel il a Ă©tĂ© appelĂ©. Ătienne se rĂ©fĂšre Ă©galement Ă ces deux aspects de lâappel dâAbraham, car il relate que Dieu dit Ă Abraham Sors de ton pays et de ta parentĂ©, et viens au pays que je te montrerai. » Actes 73. 1 - Le monde dâoĂč il a Ă©tĂ© appelĂ©. Les ch. 10 et 11 de la GenĂšse dĂ©crivent le caractĂšre terrible du monde dâoĂč Abraham a Ă©tĂ© appelĂ© Ă sortir. Trois choses marquaient ce monde. Tout dâabord câĂ©tait un monde apostat tombĂ© dans lâidolĂątrie. Nous le savons par les derniĂšres paroles de JosuĂ© Ă IsraĂ«l rapportĂ©es en JosuĂ© 242. Il leur rappelle que leurs pĂšres, avec TĂ©rakh pĂšre dâAbraham, ont servi dâautres dieux ». LâidolĂątrie exclut le vrai Dieu en Ă©tablissant des dieux selon lâimagination mauvaise de lâhomme. Cela signifie que lâhomme avait apostasiĂ© de Dieu, et que Dieu Ă©tait exclu du monde de lâhomme. DeuxiĂšmement, câĂ©tait un monde oĂč lâhomme se glorifiait lui-mĂȘme, car ils disaient Allons, bĂątissons-nous une ville, et une tour dont le sommet [atteigne] jusquâaux cieux ; et faisons-nous un nom » GenĂšse 114. Non seulement ce monde dĂ©shonorait Dieu, mais aussi il glorifiait lâhomme. Enfin, le ch. 11 se termine dans lâobscuritĂ© de la mort TĂ©rakh mourut Ă Charan ». Le monde qui exclut Dieu et glorifie lâhomme, est un monde qui est sous lâemprise de la mort. Les hommes peuvent acquĂ©rir une grande renommĂ©e, comme Nimrod qui Ă©tait puissant sur la terre ; ils peuvent construire de grandes villes comme Assur, ou tenter de construire une tour dont le sommet touche au ciel, comme les hommes de Babel ; mais Ă la fin, le puissant doit sâincliner devant un encore plus puissant, la ville sâĂ©croule dans la poussiĂšre, la tour devient un monceau, et la mort rĂšgne sur tout. VoilĂ ce quâĂ©tait le monde dâoĂč Abraham a Ă©tĂ© appelĂ©. Un monde dâoĂč Dieu Ă©tait exclu, oĂč lâhomme Ă©tait exaltĂ©, et sur lequel la mort rĂ©gnait. Or tel quâĂ©tait le monde alors, tel il est encore aujourdâhui. Le monde actuel mauvais a eu son commencement dans les jours qui ont suivi le dĂ©luge. LâapĂŽtre Pierre, se rĂ©fĂ©rant au monde avant le dĂ©luge, lâappelle le monde dâalors » 2 Pierre 36. Ce monde a disparu Ă jamais ; mais immĂ©diatement aprĂšs, il parle des cieux et de la terre de maintenant ». Il fait rĂ©fĂ©rence par-lĂ au monde qui a commencĂ© aprĂšs le dĂ©luge. Et comme il a commencĂ©, en excluant Dieu, en exaltant lâhomme, et en alimentant la mort, ainsi il a continuĂ©, et ainsi il finira dans un dernier Ă©clat furieux dâapostasie de Dieu, dâexaltation de lâhomme, et de dĂ©vastation de la mort. Un monde avec un pareil caractĂšre ne convient Ă©videmment pas Ă Dieu. Le parole reçue par Abraham Ă©tait Va-tâen de ton pays, et de ta parentĂ©, et de la maison de ton pĂšre » GenĂšse 121 ; et la parole de nos jours est Sortez du milieu dâeux et soyez sĂ©parĂ©s » 2 Cor 617 ; quant aux corruptions babyloniennes de la chrĂ©tientĂ©, la parole est Sortez du milieu dâelle, mon peuple, afin que vous ne participiez pas Ă ses pĂ©chĂ©s et que vous ne receviez pas de ses plaies » Apoc. 184. Ceci, cependant, nâest quâun aspect de lâappel de Dieu. Il y a, comme nous lâavons vu, un autre aspect trĂšs bĂ©ni. 2 - Le monde auquel nous sommes appelĂ©s Si lâhistoire dâAbraham nous instruit sur le caractĂšre du monde de lâhomme, elle nous donne aussi des aperçus brillants du monde de Dieu. On se souvient quâĂtienne commence son discours devant le sanhĂ©drin juif en rappelant lâhistoire dâAbraham. Il dit Le Dieu de gloire apparut Ă notre pĂšre Abraham ». Il ne dit pas le Dieu de la terreâ, mais le Dieu de gloireâ, câest-Ă -dire le Dieu dâun autre monde, un monde de gloire. Dans lâĂcriture, la grande pensĂ©e de la gloire, câest Dieu manifestĂ©. Le Dieu de gloire implique le Dieu dâune scĂšne oĂč Dieu est parfaitement rĂ©vĂ©lĂ© selon Sa nature et Ses attributs. EntourĂ©s comme nous le sommes de tous cĂŽtĂ©s par un monde oĂč sâĂ©tale le mal du cĆur de lâhomme, dâoĂč Dieu est exclu, oĂč lâhomme est exaltĂ© et oĂč la mort rĂšgne, nos sensibilitĂ©s sont Ă©moussĂ©es par le contact permanent avec ce monde-lĂ , et nous avons du mal Ă rĂ©aliser la bĂ©nĂ©diction infinie dâun autre monde, celui oĂč Dieu est pleinement rĂ©vĂ©lĂ© â oĂč tout parle de lâamour, de la saintetĂ©, de la sagesse et de la puissance de Dieu, une scĂšne donc de joie parfaite et de repos, oĂč le pĂ©chĂ©, la douleur, et la mort ne pĂ©nĂštrent jamais. Un tel monde de gloire est aux antipodes de ce monde mauvais. Or non seulement ce nouveau monde de gloire a Ă©tĂ© mis au grand jour, mais le propos de Dieu dây avoir les Siens a aussi Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©, car si le Dieu de gloire est apparu Ă un homme, câest pour que lâhomme puisse paraĂźtre dans la gloire de Dieu. Cela aussi ressort de façon trĂšs heureuse dans lâhistoire dâĂtienne. Car sâil commence son discours par le Dieu de gloire apparaissant Ă un homme, il le termine par le tĂ©moignage rendu Ă lâHomme apparaissant dans la gloire de Dieu Mais lui⊠ayant les yeux attachĂ©s sur le ciel, vit la gloire de Dieu, et JĂ©sus debout Ă la droite de Dieu ; et il dit Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de lâhomme debout Ă la droite de Dieu » Actes 755-56. LâEsprit de Dieu, par Ătienne, place ainsi devant nous un nouveau monde de gloire, et un Homme nouveau dans cette gloire, Quelquâun de parfaitement adaptĂ© Ă une scĂšne oĂč Dieu est pleinement rĂ©vĂ©lĂ©. En outre, lâapĂŽtre Paul nous dit que ceux qui sont appelĂ©s selon le propos de Dieu sont prĂ©destinĂ©s Ă ĂȘtre conformes Ă lâimage de Son Fils Rom. 828, 29. Dans la mesure oĂč ces vĂ©ritĂ©s entrent dans nos Ăąmes dans toute leur grandeur, nous commençons Ă rĂ©aliser la bĂ©nĂ©diction surabondante de cet appel qui nous introduit dans un monde de gloire, pour y ĂȘtre conformes Ă lâimage de lâHomme dans la gloire. Nous pouvons bien chanter Est-ce possible ! Nous serons semblables Ă Ton Fils. Est-ce lĂ la grĂące quâIl nous a gagnĂ©e ? PĂšre de gloire, quelle pensĂ©e qui surclasse toute autre Ătre amenĂ©s Ă Sa ressemblance bĂ©nie dans la gloire ! Ayant vu le caractĂšre de lâappel, Ă la fois par rapport au monde dâoĂč nous sommes appelĂ©s, et par rapport au monde vers lequel nous sommes appelĂ©s, â nous pouvons bien nous demander quel est lâeffet prĂ©sent de lâappel sur le peuple de Dieu. 3 - Lâeffet actuel de lâappel sur le peuple de Dieu Ici encore, lâhistoire dâAbraham nous fournit une riche instruction. Il est Ă©vident que lâappel de Dieu a entiĂšrement changĂ© le cours de sa vie. Il est Ă©galement clair que ce changement nâa Ă©tĂ© produit que dans la mesure oĂč il a rĂ©pondu Ă lâappel. Lâappel de Dieu est devenu un test pour la foi dâAbraham, tout comme dâailleurs il devient un test pour chaque enfant de Dieu aujourdâhui. Voici le test lâappel de Dieu dans toute sa grandeur et sa bĂ©nĂ©diction, a-t-il une emprise telle sur nos affections quâil lâemporte sur toute autre considĂ©ration ? Dans le cas dâAbraham, Dieu lui a dit Va-tâen de ton pays, et de ta parentĂ©, et de la maison de ton pĂšre, dans le pays que je te montrerai ». CâĂ©tait, en effet, un test sĂ©vĂšre pour la foi dâAbraham. Lâappel de Dieu Ă©tait-il si important et si bĂ©ni Ă ses yeux quâil pouvait obĂ©ir Ă cet appel et laisser entiĂšrement derriĂšre lui son pays, sa parentĂ©, et la maison de son pĂšre ? Lâhistoire dâAbraham nous dit quâil a Ă©tĂ© freinĂ©, pour un temps, par la maison de son pĂšre. Abraham a Ă©tĂ© appelĂ© Ă quitter littĂ©ralement le pays de sa naissance, sa parentĂ© et la maison de son pĂšre. Dans le cas du chrĂ©tien lâappel ne prend pas ce caractĂšre littĂ©ral, mais nĂ©anmoins nous sommes appelĂ©s Ă ĂȘtre moralement en dehors du pays, de la parentĂ© et de la maison du pĂšre. Et si le chrĂ©tien en est moralement en dehors, cela peut amener Ă ce quâil soit chassĂ© du cercle politique, social, et mĂȘme familial, comme dans le cas de lâaveugle-nĂ© de Jean 9. En tout cas, le moment vient dans notre vie oĂč nous avons Ă dĂ©cider si ce qui est primordial est lâappel puissant de Dieu, ou les revendications insistantes du pays, de la parentĂ©, et de la maison de son pĂšre. Si nous obĂ©issons Ă lâappel, lâeffet sera triple. - Ătrangers et pĂšlerins sur la terre Tout dâabord, nous deviendrons Ă©trangers et pĂšlerins sur la terre. Câest ce qui arriva pour Abraham et pour ceux qui lui Ă©taient associĂ©s. Ils ont entendu lâappel de Dieu, ils ont vu de loin » la perspective bĂ©nie dĂ©ployĂ©e devant eux dans les promesses qui parlaient de la patrie cĂ©leste et de la citĂ© de Dieu. Le rĂ©sultat en a Ă©tĂ©, quâĂ©tant persuadĂ©s de ces promesses, ils sâen sont emparĂ©, et ont confessĂ© quâils Ă©taient Ă©trangers et pĂšlerins sur la terre. - TĂ©moins de Dieu sur la terre DeuxiĂšmement, aprĂšs avoir acceptĂ© de suivre un chemin oĂč lâon est Ă©tranger, on devient tĂ©moin de Dieu sur la terre. Ainsi quant Ă ceux qui, comme Abraham, ont confessĂ© ĂȘtre devenus Ă©trangers et pĂšlerins, il est dit dâeux ceux qui disent de telles choses montrent clairement quâils recherchent une patrie » HĂ©b. 1113-14. Lâhomme qui a une confession claire comme tĂ©moin de Dieu, est lâhomme qui rĂ©pond Ă lâappel de Dieu. - Nouvelles bĂ©nĂ©dictions TroisiĂšmement, ayant rĂ©pondu Ă lâappel, ayant pris le chemin en tant quâĂ©trangers, et sâĂ©tant donc franchement dĂ©clarĂ© pour Dieu, on acquiert de nouvelles bĂ©nĂ©dictions pour son Ăąme, et on fait donc des progrĂšs spirituels dans la lumiĂšre reçue. Il en fut ainsi avec Abraham. Il nâa pas reçu dâautre lumiĂšre de Dieu jusquâĂ ce quâil ait rĂ©pondu Ă lâappel. Mais une fois quâil a rĂ©pondu Ă lâappel, Dieu lui est apparu pour la seconde fois, et lui a donnĂ© davantage de lumiĂšre, lui parlant de la Semence, et disant Je donnerai ce pays Ă ta semence » GenĂšse 127. Le grand panorama de gloire dĂ©roulĂ© Ă la foi dans lâappel de Dieu rend les gloires fugitives de ce monde trĂšs faibles et fort minces. Quand on les voit dans leurs vraies dimensions, les laisser derriĂšre nâest guĂšre difficile. Et sâil arrive que pour un moment » lâappel de Dieu soit source dâune lĂ©gĂšre affliction », quâimporte puisque nous savons quâil y a au-delĂ en mesure surabondante, un poids Ă©ternel de gloire » 2 Corinthiens 417 ! 4 - Conclusion Puisse lâappel de Dieu devenir pour chacun de nous si rĂ©el, si net et si grand que, comme Paul autrefois, nous puissions dire, oubliant les choses qui sont derriĂšre et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de lâappel cĂ©leste de Dieu dans le christ JĂ©sus » Philippiens 314, et que nous soyons vraiment en mesure de chanter AppelĂ©s dâen-haut, Ătres cĂ©lestes par naissance, Jadis citoyens de la terre, Aujourdâhui pĂšlerins ici-bas, Nous cherchons une patrie cĂ©leste, Notre part pour les siĂšcles Ă venir.
Le buisson ardent LâĂ©vĂ©nement du buisson ardent MoĂŻse a 80 ans. Il a fui lâĂgypte 40 ans auparavant Ac 30⊠et Dieu va le rĂ©cupĂ©rer. MoĂŻse fait paĂźtre ses troupeaux au-delĂ du dĂ©sert » hors des frontiĂšres de Madian. Le "dĂ©sert" est plutĂŽt une steppe, des pĂąturages saisonniers, rĂ©gion sauvage. "Horeb" 17x dans lâAT, 12x en Ex et Dt cf. vb. qui signifie sâassĂ©cher. Lieu inconnu â seul Ălie y retournera, plus tard. PĂ©ninsule du SinaĂŻ, entre les golfes de Suez et dâAqaba ? = "SinaĂŻ" 35x dans lâAT Lâorigine du terme "buisson ardent" - senĂšh ? Dt YHWH est celui qui demeure dans le buisson », pour dĂ©signer YHWH. - dĂ©esse lunaire babylonienne Sin. - ou un adjectif sens variĂ©s bourbeux, argileux ou lumineux ? Au lâange de YHWH » apparaĂźt Ă MoĂŻse. Lâinitiative divine prĂ©side lâhistoire dâIsraĂ«l MoĂŻse ne sâest pas dirigĂ© vers la montagne pour une autre raison que de mener ses troupeaux au pĂąturage. ange de YHWH » seulement ici dans lâExode ailleurs lâange dâElohim », mon ange » ou un ange » qui marche devant IsraĂ«l [1]. Lâ ange de YHWH » rĂ©apparaĂźt par la suite il bloque lâĂąnesse de Balaam Nb 10x ! Ici confusion mystĂ©rieuse entre Dieu et son ange. Ange de YHWH » = christophanie une manifestation de Dieu le Fils avant son incarnation ? LâAnge de YHWH se laisse voir », mais quand MoĂŻse veut contourner le buisson pour voir », YHWH lâarrĂȘte. On ne peut pas voir Dieu de maniĂšre directe cf. Ex MoĂŻse cache son visage », de peur de regarder vers Dieu. Ă quoi tient ce danger de voir Dieu en face ? Notre pĂ©chĂ© nous met en danger mortel dâĂȘtre confrontĂ©s au Dieu saint. Paul, Ă©voquant la perfection Ă©ternelle, dit quâalors il verra en face » 1Co Le buisson qui brĂ»le sans se consumer = un miracle Tant quâaucune parole nâaccompagne le phĂ©nomĂšne, MoĂŻse nâa pas conscience de la nature de lâĂ©vĂ©nement. Mais quand YHWH parle, il y a rĂ©vĂ©lation. PrimautĂ© de la parole sur la vue, Interdiction de se fabriquer une image de Dieu lâidole est muette », cf. Ha 1Co La vocation initiale Au v. 5, YHWH dit de ne pas sâapprocher » qarab terme technique dĂ©signant lâapproche de Dieu â qorbĂąn ce qui est consacrĂ© au Seigneur, dĂ©rivĂ© de ce verbe cf. Mc Accent sur la saintetĂ© du Seigneur. MoĂŻse doit retirer ses sandales, par respect. v. 6 le Dieu de ton pĂšre » Amram, le pĂšre de MoĂŻse restĂ© en Ăgypte. Double promesse libĂ©ration du joug Ă©gyptien et conquĂȘte de la Terre Promise. Je suis descendu pour le dĂ©livrer » v. 8 image de lâintervention de Dieu qui est partout, mais qui agit de maniĂšre particuliĂšre pour son peuple. Canaan est un pays dĂ©coulant de lait et de miel mĂ©taphore dâabondance, mais aussi allusion Ă lâĂ©levage vaches laitiĂšres et Ă la culture le miel peut aussi dĂ©signer le sirop de fruits. Le dĂ©bat entre MoĂŻse et le Seigneur â Si Dieu se fĂąche Ă la fin, il rĂ©pond sereinement Ă la plupart des questions de MoĂŻse â et elles sont donc lĂ©gitimes. Qui suis-je ? » v. 10 est un cri dâhumilitĂ© MoĂŻse est conscient de ses limites. MoĂŻse demande v. 11 Qui suis-je ? » Dieu rĂ©pond v. 12 Certes je serai » accent sur Dieu et non sur MoĂŻse Le Va et fais monter ! » se nuance dâun Je serai avec toi » qui rend lâobĂ©issance possible. Signe de confirmation le peuple sortira dâĂgypte et servira le Seigneur Ă Horeb. v. 13 les IsraĂ©lites demanderont le nom » du Dieu dont MoĂŻse est le porte-parole. Demande dâidentitĂ© quelle sorte de Dieu est le Dieu de MoĂŻse ? Le Dieu de leurs pĂšres » rĂ©fĂ©rence assez diffuse pour les IsraĂ©lites ; ils devaient aussi se demander en quoi le Dieu de leurs ancĂȘtres pouvait rĂ©pondre Ă leur dĂ©tresse. YHWH se dĂ©crit avec un verbe doublĂ© Je serai qui je serai » v. 14 La comprĂ©hension la plus simple de cette expression est en lien direct avec le contexte. Dieu a promis Ă MoĂŻse Je serai avec toi⊠» v. 12 prĂ©sence, lâaccompagnement, le soutien du Seigneur. YHWH PrĂ©sence fidĂšle pour son peuple. Ă Je suis PrĂ©sent » est ce que je suis. Ă une action concrĂšte dâaccompagnement et de dĂ©livrance. Le nom divin YHWH Traduit dans nos Bibles lâĂternel Segond, Semeur, le Seigneur Bible en français courant, TOB, YahvĂ© Bible de JĂ©rusalem. YHWH est le nom du Dieu qui sauve et qui fait alliance avec son peuple. Sens dynamique â plutĂŽt quâune affirmation thĂ©ologique sur lâessence divine ou sur son Ă©ternitĂ©. C'est pourquoi mon peuple connaĂźtra mon nom ; c'est pourquoi il saura, en ce jour, que c'est moi qui parle me voici! » Ăs JĂ©sus YHWH Câest pourquoi Dieu lâa souverainement Ă©levĂ© et lui a accordĂ© le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin quâau nom de JĂ©sus tout genou flĂ©chisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue reconnaisse que JĂ©sus-Christ est le Seigneur Kurios YHWH Ă la gloire de Dieu, le PĂšre » Philippiens Cf. Ăs oĂč YHWH dit Tout genou flĂ©chira devant moi, toute langue jurera par moi. » [2]. Autres interprĂ©tations Je suis qui je suis, tu nâas pas Ă connaĂźtre mon nom. Je serai qui je serai Je ferai ĂȘtre ce que je ferai ĂȘtre YHWH le nom le plus rĂ©pandu dans lâAT pour dĂ©signer Dieu env. 6800 fois. Forme contractĂ©e, YĂąh 50x, cf. hallelu-YĂąh louez YĂąh ! ou YĂąhou cf. Netanyahou Yahou a donnĂ© 1Ch On ne sait pas comment ce prĂ©nom se prononçait les Juifs, par crainte dâinvoquer en vain le nom de Dieu, ont peu Ă peu cessĂ© de le prononcer Ă ils lisent AdonaĂŻ » le Seigneur Ă la place du nom dâorigine ou le nom » hashem. LâhĂ©breu sâĂ©crivait Ă lâorigine sans les voyelles. Quand, au 5e siĂšcle aprĂšs JĂ©sus-Christ, les MassorĂštes ont créé un systĂšme de voyelles, on avait oubliĂ© depuis longtemps quelle Ă©tait la vraie prononciation du nom divin sacrĂ©. On a donc joint les voyelles d'AdonaĂŻ avec les consonnes de YHWH, ce qui donne la lecture JĂ©hovah » YaHoWaH. v. 15 Ceci est mon nom pour toujours, et ceci mon souvenir pour gĂ©nĂ©ration de gĂ©nĂ©ration. » souvenir » invocation ; nom invoquĂ© Ă©quivalent du nom divin proclamĂ© Ps et litt. CĂ©lĂ©brez le nom invoquĂ©â de sa saintetĂ© » Ps litt. Nom proclamĂ©â a fait de ses merveilles [3], plein de grĂące et de compassion, YHWH » Ps Et toi YHWH pour toujours tu siĂšges Et ton nom invoquĂ©â de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. » Instruction implicite pour la priĂšre Dieu ne rĂ©vĂšle pas son nom pour satisfaire la soif de connaissance dâIsraĂ«l, mais pour amener son peuple Ă lâinvoquer. Aux vv. 16-22, nous avons un rĂ©sumĂ© des Ă©vĂ©nements Ă venir, annoncĂ©s par le Seigneur MoĂŻse contactera les IsraĂ©lites, qui se laisseront convaincre Une confrontation avec le pharaon mĂšnera Ă une sĂ©rie de prodiges qui le contraindront, en fin de compte, Ă laisser aller les IsraĂ©lites IsraĂ«l partira en ayant reçu des richesses de la part des Ăgyptiens. MoĂŻse Ă©lĂšve encore des objections Voici, ils ne me croiront pas, et ils n'Ă©couteront pas ma voix. Mais ils diront YHWH ne t'est pas apparu » 4. 1 Le Seigneur accorde alors Ă son serviteur de pouvoir effectuer des miracles le bĂąton qui se transforme en serpent, la main qui devient lĂ©preuse puis redevient saine et, si ces deux premiers signes ne suffisent pas, le prodige de prendre de lâeau du Nil et de la transformer en sang. Quand MoĂŻse et Aaron auront parlĂ© et effectuĂ© les signes, le peuple les croira Dieu fasse accompagne sa parole par une action de puissance. MoĂŻse, dans la derniĂšre Ă©tape de son dialogue avec Dieu rĂ©vĂšle ses faiblesses et ses limites. Son inaptitude Ă parler nâest pas une fausse excuse il la prĂ©sente comme un problĂšme existant depuis longtemps ce n'est ni d'hier ni d'avant-hier, ni mĂȘme depuis que tu parles Ă ton serviteur?; car j'ai la bouche et la langue embarrassĂ©es » v. 10. Mais MoĂŻse nâarrive pas Ă dĂ©passer la difficultĂ© Ah ! Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer » v. 13 La colĂšre du Seigneur nâengendre toutefois pas une annulation du projet, et Dieu va assigner Aaron comme porte-parole de MoĂŻse. Bien que la foi de MoĂŻse nâait pas Ă©tĂ© parfaite, Dieu sâest adaptĂ© Ă ce manque. Si le Seigneur ne devait bĂ©nir que des hommes aux rĂ©actions toujours parfaites, peu de hĂ©ros de la foiâ auraient subsistĂ© ! Robin Reeve [1] Ex ; 23 ; ; [2] cf. aussi les moi je suis » de lâĂvangile de Jean et lâhymne christologique de Php reprenant Ăs [3] Traduction plus courante Il a fait souvenir de ses merveilles⊠»
Psaume 50 TOB et Bible de JĂ©rusalem Il est numĂ©rotĂ© 49 dans le BrĂ©viaire pour la Liturgie des Heures. 01 Le Dieu des dieux, le Seigneur, parle et convoque la terre du soleil levant jusquâau soleil couchant. 02 De Sion, belle entre toutes, Dieu resplendit. 03 Quâil vienne, notre Dieu, quâil rompe son silence! Devant lui, un feu qui dĂ©vore; autour de lui, Ă©clate un ouragan. 04 Il convoque les hauteurs des cieux et la terre au jugement de son peuple 05 Assemblez, devant moi, mes fidĂšles, eux qui scellent dâun sacrifice mon alliance. » 06 Et les cieux proclament sa justice oui, le juge câest Dieu ! 07 Ăcoute, mon peuple, je parle; IsraĂ«l, je te prends Ă tĂ©moin. Moi, Dieu, je suis ton Dieu! 08 Je ne tâaccuse pas pour tes sacrifices; tes holocaustes sont toujours devant moi. 09 Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine, pas un bĂ©lier de tes enclos. 10 Tout le gibier des forĂȘts mâappartient et le bĂ©tail des hauts pĂąturages. 11 Je connais tous les oiseaux des montagnes; les bĂȘtes des champs sont Ă moi. 12 Si jâai faim, irai-je te le dire? Le monde et sa richesse mâappartiennent. 13 Vais-je manger la chair des taureaux et boire le sang des bĂ©liers? 14 Offre Ă Dieu le sacrifice dâaction de grĂące, accomplis tes vĆux envers le TrĂšs-Haut. 15 Invoque-moi au jour de dĂ©tresse je te dĂ©livrerai, et tu me rendras gloire. » 16 Mais Ă lâimpie, Dieu dĂ©clare Quâas-tu Ă rĂ©citer mes lois, Ă garder mon alliance Ă la bouche, 17 toi qui nâaimes pas les reproches et rejettes loin de toi mes paroles? 18 Si tu vois un voleur, tu fraternises, tu es chez toi parmi les adultĂšres; 19 tu livres ta bouche au mal, ta langue trame des mensonges. 20 Tu tâassieds, tu diffames ton frĂšre, tu flĂ©tris le fils de ta mĂšre. 21 VoilĂ ce que tu fais; garderai-je le silence? Penses-tu que je suis comme toi? Je mets cela sous tes yeux, et je tâaccuse. 22 Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu sinon je frappe, et pas de recours! 23 Qui offre le sacrifice dâaction de grĂące, celui-lĂ me rend gloire sur le chemin quâil aura pris, je lui ferai voir le salut de Dieu. » Dieu sâadresse Ă deux groupes et les appelle tous les deux Ă lui offrir un sacrifice dâaction de grĂące » versets 14 et 23. Ce refrain revient Ă la fin de chaque interpellation destinĂ©e dâabord Ă son peuple v. 7 et ensuite Ă lâimpie Ăcoute, mon peuple, je parle » Pourquoi le Seigneur convoque-t-il son peuple, ses fidĂšles, eux qui scellent dâun sacrifice son alliance v. 5? Il dĂ©sire recevoir dâeux plus quâun sacrifice animal versets 9 Ă 13, donc matĂ©riel, en leur rappelant de ne pas oublier le sens profond du sacrifice fondĂ© sur la relation personnelle et intime avec Lui et non sur un simple rituel. Le danger dĂ©noncĂ© est celui de sâattacher au rite en nĂ©gligeant le signe spirituel. Dieu appelle donc son peuple Ă renouveler son alliance avec Lui Ă partir du cĆur, sans toutefois nĂ©gliger les expressions extĂ©rieures! Comment vivre lâalliance Ă partir du cĆur ? En offrant un sacrifice dâaction de grĂące v. 14. Le sens spirituel du sacrifice est de reconnaĂźtre que tout nous est donnĂ© gratuitement par Dieu. Cela nous demande de lâhumilitĂ© et dâĂȘtre conscients / conscientes de tout recevoir de Lui. Cette reconnaissance envers le Seigneur, de qui tout provient, et cette offrande de soi Ă Lui, expriment la vraie adoration.
"Quand ces signes se seront rĂ©alisĂ©s pour toi, agis selon ce que tu trouveras Ă faire, car Dieu est avec toi !" 1 Samuel Avez-vous tendance Ă vouloir devancer le timing du Seigneur ? Ă prĂ©cipiter un appel, une direction en ne tenant pas compte du temps de Dieu ? Cela m'est arrivĂ© plusieurs fois. Un jour, par peur de rater une opportunitĂ©, je me suis prĂ©cipitĂ© Ă communiquer un projet Ă l'Ă©glise. Le rĂ©sultat ne fut pas probant, pourtant la pensĂ©e Ă©tait de Dieu mais, Ă vouloir aller trop vite, j'ai manquĂ© le coche. Ne vous prĂ©cipitez pas, n'entravez pas le plan de Dieu en forçant les choses. Quand Samuel donna l'onction Ă SaĂŒl pour devenir roi d'IsraĂ«l, il lui demanda de retourner chez lui et d'attendre que les signes soient rĂ©alisĂ©s. Quelle action devait accomplir SaĂŒl en attendant ? Simplement faire son travail habituel. Ce n'Ă©tait pas Ă lui, mais Ă l'Ăternel de le mettre sur le devant de la scĂšne. Puis, le moment choisi par Dieu arriva. Le peuple d'IsraĂ«l fut agressĂ©, on envoya des messagers Ă Guibea, la ville de SaĂŒl, pour expliquer au peuple ce qui se passait. Tous se mirent Ă se lamenter et Ă pleurer. Ă cet instant "SaĂŒl revenait des champs derriĂšre ses bĆufs" 1 Samuel Voyez-vous ? En attendant que les signes arrivent Ă leur terme pour l'intronisation de SaĂŒl, ce dernier continuait Ă travailler dans le champ derriĂšre ses bĆufs⊠Pourtant, il avait reçu l'onction et avait Ă©tĂ© dĂ©signĂ© devant tout le peuple comme Ă©tant roi d'IsraĂ«l, toutefois, il continuait Ă agir selon ce qu'il trouvait Ă faire. SaĂŒl respecta le timing de Dieu. Mes bien-aimĂ©s, aujourd'hui je vous encourage Ă attendre que les signes se rĂ©alisent. Ne vous prĂ©cipitez pas, n'entravez pas le plan de Dieu en forçant les choses. Tout ce que Dieu fait est parfait en son temps, car ce qu'il commence il l'accomplit parfaitement. Continuez d'agir dans votre champ, derriĂšre vos bĆufs. Soyez attentif aux signes car, si vous ne devez pas vous prĂ©cipiter, vous ne devez pas non plus laisser Ă©chapper l'occasion de saisir votre appel. Alors, attendez et dĂšs que Dieu dit "Action", foncez⊠Une priĂšre pour aujourd'hui Seigneur, permets-moi de connaĂźtre et reconnaĂźtre les signes venant de toi pour que je puisse rentrer pleinement dans mon appel, amen.
1. L'appel Chacun des confirmands est appelĂ© par son prĂ©nom, comme au baptĂȘme. Dans la tradition biblique, nommer une personne manifeste lâappel que Dieu lui adresse personnellement. Celle-ci rĂ©pond librement Me voici » et sâavance. 2. La profession de foi Proclamer publiquement le Credo de lâĂglise est une affirmation dâadhĂ©sion libre Ă la foi, un signe dâappartenance Ă la communautĂ© et un engagement Ă vivre sa vie selon lâĂvangile. 3. Lâimposition des mains et lâappel de lâEsprit L'Ă©vĂȘque impose les mains aux confirmands. Ce geste se retrouve pour tous les sacrements de lâĂglise. Depuis le temps des apĂŽtres, il est le signe du don de lâEsprit. Tout en accomplissant ce geste, lâĂ©vĂȘque demande les sept dons du Saint-Esprit la sagesse et lâintelligence, le conseil et la force, la connaissance et lâaffection filiale et la crainte de Dieu qui nâest pas synonyme de terreur, mais de profond respect envers Dieu. 4. Lâonction avec le saint chrĂȘme Le saint chrĂȘme est une huile parfumĂ©e. Elle est consacrĂ©e par lâĂ©vĂȘque, entourĂ© par tous les prĂȘtres du diocĂšse, pendant la semaine sainte cette messe solennelle est dite chrismale ». Le saint chrĂȘme est le signe du don de lâEsprit saint. Le baptisĂ© a dĂ©jĂ Ă©tĂ© marquĂ© sur le front du saint chrĂȘme le jour de son baptĂȘme ; cette seconde onction » de la confirmation nâen est en fait quâune seule. Elle prolonge celle du baptĂȘme et marque lâunitĂ© des deux sacrements. LâĂ©vĂȘque, en appliquant le saint chrĂȘme dit N., sois marquĂ© de lâEsprit saint le don de Dieu. » Dans les Ăglises orientales de rite byzantin, lâonction se fait sur le front, les yeux, les narines, les oreilles, les lĂšvres, la poitrine, le dos, les mains et les pieds. 5. Le baiser de la paix Le baiser de paix, qui achĂšve le rite du sacrement, signifie et manifeste la communion ecclĂ©siale avec lâĂ©vĂȘque et avec tous les SĂ©bastien Antoni, assomptionniste>>> Ă lire aussi sur FĂȘter le jour anniversaire de son baptĂȘme <<<
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